Blog d'une professeure de FLE (Français Langue Etrangère): réflexions, activités pédagogiques, articles, travaux d'élèves...Instituto Enseñanza Secundaria (collège-lycée public) Aramo, Oviedo (Asturias), Espagne.
Cela fait deux soirs de suite que des milliers de madrilènes se réunissent devant le siège du PP pour exiger la démission du gouvernement. Le printemps va être chaud. Les Espagnols ne vont pas supporter longtemps d'être traités de la sorte par leurs représentants politiques.
Deux images de ce soir même devant le siége du PP, calle Génova:
(Photos d'Acampadasol)
Vous pouvez lire un article très intéressant d'Esther Vivas sur la situation, cliquer ICI.
Quelques photos (de RTVE) des différentes manifestations dans tous le pays. A Madrid, il faisait une chaleur torride, plus de 30ºC et malgré tout, nous étions plusieurs milliers. Cliquer ici
Première page de El País: cliquer ici
Article de 20 minutos (désolée pour la pub mais il n'y pas moyen de l'enlever) ICI
Très belle vidéo de El País: la Puerta del Sol vue du ciel (désolée pour la pub): http://elpais.com/elpais/2012/05/13/portadainferior/1336861626_519883.html
Bien sûr, cette année, les indignés ne se sont plus donné rendez-vous Puerta del Sol mais dans chaque quartier, les voisins se réunissent, réfléchissent, s'écoutent, inventent de nouvelles façons de penser, de nouvelles solutions face à la crise. On assiste à la naissance de coopératives de toute sorte, de plantations de fruits et légumes biologiques sur des terrains abandonnés récupérés par les habitants, de marchés d'objets d'occasion où l'on utilise le troc plutôt que la monnaie, tout un tas d'initiatives où la solidarité entre voisins est devenue le mot d'ordre.
On arrive à l'anniversaire du 15 mai, des activités sont prévues samedi 12 (cliquer ici pour voir le planning d'activités). Il est sûr que les forces de l'ordre ne laisseront pas faire et il vaudra mieux laisser les enfants à la maison.
La société change et évolue, petit à petit. Le discours ambiant est morose et peu motivant mais il faut se méfier de l'eau qui dort et les citoyens n'ont pas dit leur dernier mot.
Je vous renvoie à un article de El País: la silenciosa expansión del 15M (cliquer ici). Cliquer ici pour voir ce qui s'est passé le samedi 12 mai dans les rues de Madrid.
Je vous invite à écouter cette interview récente de José Luis Sampedro, écrivain et intellectuel espagnol, fort intéressante (et en espagnol!).
(On n'entend pas très bien la question du journaliste mais la réponse de José Luis Sampedro est très claire. La question est: Vous disiez il y a 17 ans que la démocratie n'existait pas. Comment se fait-il que la situation n'ait pas évolué?)
Voici également la lettre qu'il a écrite au mouvement Democracia Real Ya:
Queridos amigos:
Ante la imposibilidad de asistir a vuestra convocatoria, deseo con estas líneas manifestar mi adhesión a la iniciativa ¡Democracia real ya! Naturalmente interpretando la palabra “real” como adjetivo referido a realidad y no a realeza.
Hace unos meses me uní a Stéphane Hessel prologando su panfleto Indignaos. Era un llamamiento a no aceptar sin más la tiranía del poder financiero y el abandono de los valores que encarnaba nuestra civilización (Europa). Poco después, Rosa María Artal tomó el relevo y bajo el título Reacciona nos invitó a unos cuantos estudiosos a profundizar en las razones para actuar frente a la crisis económica, política y social del sistema.
Ahora es vuestro turno, mucho más importante. Me ilusiona ver que los receptores del mensaje, muy certeramente, habéis comprendido que no basta con indignarse, que es necesario convertir la indignación en resistencia y dar un paso más. El momento histórico impone la acción, la movilización, la protesta, la rebelión pacífica. El llamamiento a indignarse no debe quedarse en un best-seller fácilmente digerible por el sistema y así lo estáis demostrando con esta convocatoria.
Por eso me adhiero a vuestras reivindicaciones, hago mío el manifiesto, me solidarizo y deseo un clamoroso 15-M. Pero sobre todo, os animo a avanzar en la lucha hacia una vida más humana. Los medios oficiales no se van a volcar con vosotros y encontraréis muchos obstáculos en el camino, pero está en juego vuestro futuro. El 15 de mayo ha de ser algo más que un oasis en el desierto; ha de ser el inicio de una ardua lucha hasta lograr que, efectivamente, ni seamos ni nos tomen por “mercancía en manos de políticos y banqueros”. Digamos NO a la tiranía financiera y sus consecuencias devastadoras.
En ce jour d'élections, la Puerta del Sol est toujours occupée, ainsi que plusieurs places à travers l'Espagne et le monde. J'avoue que je suis émue et me sens tout à fait identifiée à ce mouvement et ces revendications auxquelles je rajouterais personnellement quelques slogans en faveur de la défense de la Planète.
Je vous ajoute quelques photos que j'ai glanées à droite et à gauche, la plupart trouvées sur
Fotos de "TOMA LA PLAZA ¡Democracia Real YA" in Fotos del muro. Je ne connais pas le nom des auteurs et je ne voudrais blesser personne en exposant des photos sans auteur. Si quelqu'un souhaite que je rajoute son nom, cela sera fait immédiatement.
Vous verrez dans les slogans l'inventivité et la créativité des êtres humains!
Et oui! un potager en pleine Puerta del Sol!!
Non, non, je ne me suis pas trompée... Un petit clin d'oeil!
Une photo qui m'a émue: un marché aux esclaves... Bien vu les gars et les filles!
Des protestataires à la Puerta del Sol, à Madrid, mardi soir 17 mai 2011.AP/Arturo Rodriguez
A quelques jours des élections locales, des milliers d'Espagnols s'invitent dans la campagne pour faire entendre leur voix de citoyens dans les rues des grandes villes.
Jeunes, chômeurs, fonctionnaires, ils étaient plus d'un millier mardi soir à la Puerta del Sol, au cœur de Madrid, répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux pour réclamer des réformes politiques et sociales. Des centaines d'entre eux y ont passé la nuit, où l'occupation se poursuivait mercredi.
"Nous sommes las du chômage, de la corruption des politiques. C'est toujours pareil. Je suis sans travail et je ne vois pas comment je vais en avoir un bientôt", confiait ainsi un chômeur de 25 ans. "Il faut qu'ils sachent comment nous nous sentons, ce sont toujours les mêmes qui gagnent."
"DEMOCRACIA REAL YA"
Par dizaines ou par centaines, ils s'étaient rassemblés dans toutes les grandes villes, Barcelone, Valence, Saragosse, Bilbao, Séville ou Grenade, dans l'intention de poursuivre leur mouvement jusqu'aux élections de dimanche.
A l'appel du collectifDemocracia Real Ya (Une vraie démocratie maintenant) qui a lancé "Investissez la rue le 15 mai 2011" ou de mouvements de jeunes, les manifestants portent des revendications très disparates, parfois confuses, dénoncent le système politique, la corruption ou réclament plus de justice sociale. "Que les coupables paient pour la crise", "ils appellent cela démocratie, mais cela ne l'est pas", proclament slogans et pancartes.
"POURQUOI VOTER ?"
Mais en toile de fond, dans un pays peu coutumier de la contestation, ils expriment une immense lassitude face aux retombées de la crise et au chômage, qui atteignait un taux record de 21,19 % au premier trimestre. En février, 44,6 % des moins de 25 ans étaient sans emploi.
Les protestations de masse sont rares en Espagne et une seule journée de manifestations, en septembre 2010, avait été organisée contre la politique d'austérité menée par le gouvernement socialiste en réponse à la crise. Ces mesures d'austérité devraient coûter très cher aux socialistes, annoncés par tous les sondages comme les grands perdants, face à la droite conservatrice du Parti populaire (PP), aux élections régionales et municipales de dimanche.
Si certains se disent convaincus "qu'il faut aller voter", "pas forcément pour les grands partis, il y en a d'autres. Il faut arrêter de penser seulement au vote utile". D'autres au contraire se disent trop déçus. "Pourquoi voter ? Tous font la même chose. Ils promettent et ne font rien."
Le mouvement, spontané, a surpris les politiques en pleine campagne électorale, inquiétant dans les rangs socialistes tandis que la droite espérait tirer quelques gains de la situation. "Je comprends que ces choses arrivent", assurait mercredi le chef du PP, Mariano Rajoy, en qualifiant de "terrible" le nombre de jeunes "qui veulent travailler et ne peuvent pas".
Somos personas que hemos venido libre y voluntariamente, que después de la manifestación decidimos reunirnos para seguir reivindicando la dignidad y la conciencia política y social.
No representamos a ningún partido ni asociación.
Nos une una vocación de cambio.
Estamos aquí por dignidad y por solidaridad con los que no pueden estar aquí.
¿Por qué estamos aquí?
Estamos aquí porque queremos una sociedad nueva que dé prioridad a la vida por encima de los intereses económicos y políticos. Abogamos por un cambio en la sociedad y en la conciencia social.
Demostrar que la sociedad no se ha dormido y que seguiremos luchando por lo que nos merecemos mediante la vía pacífica.
Apoyamos a los compañer@s que detuvieron tras la manifestación, y pedimos su puesta en libertad sin cargos.
Lo queremos todo, lo queremos ahora, si estás de acuerdo con nosotros: ¡ÚNETE!
“Es mejor arriesgar y perder que perder por no haber arriesgado”